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(musique : Ludovic Ravon)
Journal du regard.
Les paysages qui nous entourent.
A la rencontre des mondes qui vivent autour de nous.
Paysages. Nature. Sauvage. Jardins. Japon. Inspirations ...
“La vie débute le jour ou l’on commence un jardin”
Proverbe chinois
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Lecture ces jours-ci du dernier livre de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean "C'est maintenan ! 3 ans pour sauver le monde".
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Zéro déforestation
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Où suis-je ? En Italie ?, dans un jardin ?, sur un chemin en Toscane ?
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Toute la végétation reprend, s'éveille. Quel plaisir ! Tandis que le Soleil inonde le petit enclos, mon petit jardin, la population végétale n'en finit pas de se dresser, de s'élancer, conquérante et pleine d'offrandes. Une activité banale, certes, une pièce rejouée chaque année dont nous sommes nombreux à nous régaler. En même temps que la terre se délecte des rayons du Soleil, nous autres humains, nous réveillons d'un hiver toujours trop long. Les feuilles se déplient, les fleurs envahissent le regard, nous éclaboussent de couleurs séduisantes, nous possédons alors les mêmes yeux que les abeilles, soif du meilleur nectar et d'ambiances parfumées.
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Libellés : http://2.bp.blogspot.com/_v_vj9CNMFYs/SfIqss1j9MI/AAAAAAAAAQ4/PRFfFnVZcjc/s1600-h/IMG_5237.JPG
De beaux iris germanica de petite taille, notamment teintés de mauve ou de jaune, qu'on appelle glauges en Provence (gladius en latin, qui signifie glaive en référence à la forme de ses feuilles) et que l'on trouve en particulier dans le massif des Alpilles et alentours.
Ceux-ci (voir les photos) furent surpris au détour d'un chemin dans la garrigue foisonnante du mois d'avril, sur une colline peu à peu reconquise par la végétation méditerranéenne, prés d'Avignon. Très parfumés, c'est un plaisir de les découvrir pareil à des vestiges vivants d'un jardin qui entourait une antique demeure de berger, aujourd'hui effacée … Il n'y a peut-être jamais eu d'habitation à cet endroit-là, seulement des prairies où paissaient des troupeaux de brebis. Quoiqu'il en soit aujourd'hui, ils sont chassés par les troupes de "villas" en constructions à quelques centaines de mètres de là …
Autrefois, l'iris sauvage s'invitait sur les balcons des maisons médiévales en Provence, surtout de celles perchées au sommet de rochers arides, leur petite note colorée et parfumée était la bienvenue dans ces univers d'austérité. L'ethnobotaniste Pierre Lieuthaghi en parle dans son excellent "Petite ethnobotanique méditerranéenne" et y voit une explication dans la colonisation de ces belles fleurs sur les pentes rocailleuses des collines.
L'iris est une plante très endurante qui n'a aucun mal à peupler les talus ou les jardins. Ses rhizomes sont très riches en réserves nutritives et en eau, lui permettant de traverser de grandes périodes de sécheresse. Les plants les mieux exposés au soleil et abrités des vents froids, fleuriront les premiers, dés mars quand le sol aussi se réchauffe. Puis viennent des légions de glaives verts et charnus qui élancent leurs grandes fleurs au cours du mois d'avril, pour le plus grand plaisir des promeneurs, des abeilles et aussi des jardiniers qui ont pris soin de l'introduire. Devenu incontournable, l'iris germanica borde d'innombrables maisons en Provence et se multiplie à l'envie, sauvage ou non, le long des chemins ou dans des lieux délaissés.
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Nombreux sont ceux, dans notre entourage ou pas, qui héritent de magnifiques plantes vertes offertes ou multipliées, bouturées et qui, malheuresement, ne dispenseront pas les soins qui s'imposent : arrosages, brumisations, changement de pots, apports de terres, apports d'engrais, etc. Bien souvent nous les découvrons dans le coin d'une piéce, à moitié oubliées, peinant à grandir dans uen ombre dense, végétant dans un terreau affaibli et très sec. On les découvre aussi déposées laconiquement au milieu d'une piéce ou sur un meuble, c'est "la plante verte qu'il faut", histoire que la maison est moins l'air triste … Certes, elles sont trop souvent délaissées, leur propriétaire ayant oublié que c'est un être vivant qui a besoin d'eau … A ceux-là, on conseillera des imitations en plastique mais c'est assez laid. La vie quotidienne détourne nombre d'entre nous des soins à prodiguer aux végétaux et de toute l'attention dont ils ont besoin.
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L'éclipse annulaire du Soleil qui se déroula le 26 janvier en grande partie au-dessus de l'océan indien, ici photographiée en Indonésie.
Plus d'informations et d'images sur Le Cosmographe et Spaceweather.
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C'était il y a quelques jours, en Provence, une neige est venue recouvrir la campagne, nos maisons. Cela en a surpris plus d'un, pourquoi pas. On doit bien en avoir une fois par an, ici, dans la vallée du Rhône, ce qui est moins rare qu'à Marseille. Quarante-huit heures plus tard, il n'y avait déjà plus rien, la terre avait déjà tout bue ou presque ! En ces jours minuscules teintés de gris, et oui, même en Provence, une pelouse de neige transforme alors la journée. Un peu de féerie, un peu d'originalité, un peu de poésie. Le jardin se voit alors autrement pour le plus grand plaisir des enfants.
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Magnifique araignée Araneus diadematus, plus connue sous le nom d'épeire diadème. Une fois le soir venu, on peut la surprendre au coeur de son immense toile tissée entre deux arbres séparés de plus de deux mètres ! En cherchant des informations sur ce beau et gros arthropode (l'araignée n'est pas un insecte et appartient à cette famille), j'ai appris qu'elle recommençait sa toile tous les jours et que les individus femelles sont les plus gros. Je pense que c'est une femelle qui s'est installée prés de mon portail, à l'entrée du jardin, veillant ainsi sur les égarés ou plutôt, en grignotant tous les insectes pris dans son grand piège de fils. Il faut savoir que cette araignée portant le joli nom d'épeire diadème en raison de cette forme de croix blanche dessinée sur son dos est inoffensive pour nous, humains en dépit de sa taille impressionnante et de son aspect redoutable.
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Visite la semaine dernière du Domaine de Rayol, situé entre Hyères et Saint-Tropez, au bord de la mer dans le massif des Maures. L'eau y est si belle et si claire que l'on peut voir nettement le fond, étendues marines qui sont d'ailleurs très appréciées des plongeurs. Le Domaine de Rayol, c'est aussi un jardin marin que tout à chacun peut aller explorer.
Aujourd'hui, propriété du Conservatoire du Littoral, le vaste domaine naquit il y a 100 ans sur ces rochers, à l'époque désertés par le tourisme. C'est en 1989 qu'il fut demandé au célèbre paysagiste Gilles Clément de recréer, repenser, mettre-en-scène ce grand espace planté d'espèces exotiques et laissé à l'abandon dans les années soixante-dix.
C'est un vrai plaisir d'arpenter ce jardin en plein renouveau, assemblage de natures méditerranéennes présentes dans plusieurs endroits du monde (voir l'article sur "Pour un jardin sans arosage"), une mosaïque botanique qui nous fait voyager dans différents espaces. Vraiment un grand plaisir, on chemine, on monte puis on descend des chemins, une nature plus dense nous attend, subtropical, un échancrure, rivière sans eau laisse des fougères arborescentes doucement se lever, puis on grimpe le long d'un sentier presque effacé pour se retrouver face à de grandes mers de bleu, le ciel et l'eau qui s'embrassent derière les frondaisons des pins parasols. Encore plus saisissant, arriver sur la pointe du figuier, une roche qui fusionne avec les troncs des conifères ou bien le contraire, au dessus d'un parterre d'eau turquoise, une beauté qu'on ne peut pas oublier. On se sent si bien dans ce paysage sauvage, noyé de liberté et ivre aussi du bon sel de la mer. On se laisse emporter par les eaux calmes vers les îles d'Or, les îles d'Hyéres. On retourne dans l'épaisseur verte elle aussi, si agréable et languide. Il faisait chaud, ce qu'il faut pour découvrir tous ces jardins méditerranéens. Des paysages chiliens, des îles des Canaries, sud-africains, australiens, californiens, méditerranéens, chacun se laissant découvrir dans son originalité, au travers de plantes qui les symbolisent.
Un régal quand nous traversions la région "Amérique aride", beauté des plantes - elles ont ma préférence - et de la composition, un ensemble harmonieux de verts foncés et de brun, le végétal et le minéral disposés sur des pentes, en plein soleil, l'évasion y est garantie, aridité soulignée par les roches brulantes, une lumière écrasante. Le paysagiste, toujours à l'écoute de la vivante nature, a brillamment recomposé ces espaces où se plaisent yuccas, agaves géantes tirant d'immenses langues charnues, certains dressant lentement leurs hampes fleuries, des palmiers piliers de l'azur et d'autres plantes grasses encore, tout aussi superbe.Une visite inoubliable dans un lieu où le massif des Maures vient se jeter à la mer sans réelles entraves de béton, un voyage d'un monde à l'autre au bord de l'eau, au bord du monde. A conseiller à tous les curieux de la nature, de sa richesse, de sa diversité.
Voir la galerie de photos du Domaine de Rayol.
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Il est un livre dont nombre de libraires, magazines et jardiniers ont déjà beaucoup parlé, et bien sûr, recommandé : "Pour un jardin sans arrosage" d'Olivier Filippi aux éditions Actes Sud, qui est véritablement formidable et instructif.
Un ouvrage qui s'adresse avant tout aux habitants et jardiniers des régions soumises à un climat méditerranéen. D'ailleurs, on y apprend que ce climat existe dans différentes parties du monde telles quelques petites bandes de terre en Australie, en Californie, en Afrique du Sud ou encore au Chili, régions où on y trouve des conditions similaires à celles du pourtour méditerranéen avec ça et là, plus ou moins de sécheresse, de chaleur, de vent, d'eau, de relief, etc. ! Climat méditerranéen rime bien souvent avec sécheresse et austérité, or l'auteur nous apprend que 20 % des espèces végétales du monde se concentrent dans ces régions, la diversité y est beaucoup plus importante que dans les territoires du nord, dans un climat tempéré.
Comment font ces plantes pour survivre ? C'est là un autre grand axe du livre qu'Olivier Filippi parvient à nous expliquer aisément, posément, en toute simplicité. Au delà de la force pédagogique, il souhaite avant tout nous intéresser à ces milliers d'espèces parfois trop délaissées et qui pourtant agrémenteraient également nos espaces extérieurs en plus de leurs résistances au fort soleil, moins gourmandes en eau. En d'autres termes, les plantes qui sont les plus adaptés aux jardins de la Méditerranée et qui méritent d'être découvertes, sinon connues.
Puis vient alors le catalogue, le choix des espèces qui peuplent les espaces rocailleux, d'une terre souvent pauvres et en pentes, battues par les vents, fleurissant quand vient la pluie, croissant durant l'automne, l'hiver puis le printemps, des mondes végétal plein de surprises et de beauté, à l'opposé des plates vallées grasses du nord …
Pour tous ceux qui aiment ce climat paradoxalement si riche et protéiforme.
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Visite du jardin du Val Joanis, près de Pertuis en Provence.
Au coeur d'une journée brûlante du mois de juillet, on emprunte une piste poussiéreuse à travers de grandes étendues plantées de vignes. On ne rencontre personne, à cette heure si chaude, il n'y a que les cigales et les grillons qui bruissent dans cet air si chaud et sec. Quelques caresses d'un vent chaud viennent agiter le feuillage des chênes accrochés aux collines ainsi que celui des oliviers en bordure des vignobles.
On peut sentir le raisin grandir, les sucres engloutir et boire l'ardeur du Soleil.
Puis, on arrive au magasin du domaine viticole, lequel s'ouvre sur le jardin classé "jardin remarquable".
Un contraste saisissant : d'un milieu sec et brûlant, où la rocaille affleure et l'eau se fait rare, nous arrivons dans un enclos de verdeur, où la terre est cultivée, chérie, se montre généreuse et décuple sa prodigalité.
C'est d'abord le potager qui nous accueille. Très vite, nous découvrons un jardin d'ornementation, peuplé ça et là d'arbres fruitiers et de plantes simples. La chaleur y est toujours accablante, certaines plantes montrant leur stress hydrique …, en dépit d'un arrosage régulier !
La photo ci-dessus montre un rectangle de verdure d'une grande beauté, un espace où de vénérables oliviers campent un tableau rare d'une Provence verdoyante, évoquant le printemps. C'est aussi un tableau irréaliste car une herbe aussi verte et unie n'existe pas à l'état sauvage …, non, c'est une composition et des plus charmantes et chatoyantes qui soit. Le mas provençal, domaine privé, participe à ce grand charme provençal. Une Provence douce comme les parisiens peuvent la rêver mais qui n'est autre qu'une oasis au milieu d'une nature infiniment plus dure et sauvage.
Ce qui m'a plut, ce sont les couleurs, les verts, les jaunes et toute cette lumière, cette chaleur, le chant des cigales qui fait battre l'air. Et aussi la végétation, alanguie, étourdie, dressée, habitée.
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Pyxmalion
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04:05
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